Maison sous la canopée
Un couloir de béton poli traverse la forêt sans jamais lui tourner le dos.
La maison ne se pose pas dans la forêt — elle s’y glisse. Le couloir couvert qui longe la façade est moins une circulation qu’un seuil permanent : on y marche entre deux mondes, le sol poli sous les pieds, la végétation à portée de main.
Béton et bois face à la matière vivante
La dalle horizontale flotte au-dessus de l’espace comme une affirmation tranquille. Le béton brut de son soffit absorbe la lumière diffuse filtrée par la canopée. En vis-à-vis, les panneaux de bois massif de la façade — teinte chaude, grain visible — instaurent un dialogue de matières avec la végétation : minéral, organique, vivant. Le mur de béton bas qui sépare le couloir de la jungle creuse une légère tension entre intérieur et extérieur.
La forêt comme programme
Ici, la végétation n’est pas un décor traité depuis une fenêtre. Elle est présente à hauteur d’yeux, à hauteur d’épaule. Les arbres à haute futaie traversent visuellement le toit-dalle et rappellent que la maison existe à la condition d’accepter ce qui la précède.
Construire dans la forêt, c’est accepter de n’en être qu’un habitant parmi d’autres.