Résidence du Promontoire Volcanique
Un édifice en béton clair traverse la roche plutôt qu'il ne la déplace, laissant la géologie dicter la forme.
La roche n’a pas été déplacée. Elle traverse le bâtiment, du sol au faîte, comme une colonne vertébrale imposée par le lieu lui-même. Les niveaux en béton clair s’organisent autour de cet affleurement volcanique sombre — non pas malgré lui, mais grâce à lui. La géologie devient structure, la contrainte devient principe.
Béton et basalte
Les plateaux circulaires s’étagent en encorbellement, leurs garde-corps de verre réfléchissant un ciel bas et mobile. Le béton, d’un blanc légèrement crémeux, répond au grain noir et fracturé de la roche par un contraste délibéré : deux matières, deux temporalités, une seule logique. Un cylindre de cuivre patiné, discret, marque la verticalité sans l’imposer.
La forme ne précède pas le site. Elle en est la conséquence.
Dômes et prairie
À l’écart du corps principal, des dômes bas affleurent dans l’herbe littorale comme des rochers polis par le vent. Semi-enterrés, ils prolongent la logique souterraine du projet — s’enfouir pour mieux résister, disparaître pour mieux durer. L’ensemble forme un archipel domestique sur le promontoire, tendu entre ciel, pierre et mer.