Maison blanche aux contreforts de pierre
Entre enduit calcaire et pierre sèche, une maison compose avec l'aridité du plateau sans jamais lui résister.
Les volumes se décalent sans se contredire. La maison progresse par ajouts successifs — un cube blanc, puis un autre, légèrement en retrait — comme si elle avait été posée par strates successives plutôt que construite d’un seul geste. L’enduit clair absorbe la lumière estivale sans la renvoyer ; la surface vieillit avec le site.
Pierre et enduit
La dialectique est précise : là où l’enduit efface, la pierre sèche raconte. Les chaînages d’angle en calcaire local rappellent que la construction appartient à ce sol. Le muret qui s’étire vers la gauche prolonge cette logique — il n’enclôt pas, il accompagne la pente et domestique le terrain sans l’asservir.
La maison ne s’impose pas au paysage ; elle en reçoit la texture et la couleur.
L’ombre comme programme
La loggia creusée au rez-de-chaussée constitue le vrai cœur du projet. Entre les deux pans blancs, l’ombre est dense, presque solide. Par quarante degrés, cette cavité ouverte devient la pièce la plus habitée : ni intérieur ni extérieur, mais l’intervalle exact entre les deux. Les oliviers alentour participent à cet équilibre — leur feuillage gris-vert répond à la teinte sourde de l’enduit.