La Cellule Interstitielle
Entre deux maisons ordinaires, une forme organique et close s'impose comme un corps étranger assumé.
Dans la trame serrée du quartier, entre deux façades banales, ce volume surgit sans prévenir. Deux sphères écrêtées, empilées l’une sur l’autre, forment un corps compact dont la peau blanche crème absorbe la lumière hivernale sans la renvoyer. L’enduit lisse efface toute texture, toute jointure — la masse semble moulée d’un seul tenant, comme extraite d’un moule plutôt que construite.
Le jaune comme colonne vertébrale
Un poteau jaune vif traverse la composition de bas en haut, rupture chromatique qui refuse toute discrétion. Ce n’est pas un accent : c’est la structure rendue visible, assumée comme élément graphique à part entière. Le jaune dialogue avec le ciel bleu pâle, coupant net la blancheur du volume.
Ouvertures courbes, intérieur suspendu
Les baies aux coins arrondis percent les sphères avec parcimonie. On aperçoit à travers l’une d’elles une chaise, suspendue dans la pénombre — signe d’une vie intérieure organisée selon une logique propre, sans référence aux volumes rectangulaires qui l’entourent. Le projet ne cherche pas l’intégration ; il choisit l’altérité franche.