Maison sur piliers de pierre
Une ossature de bois clair portée par la pierre ancienne, suspendue entre la vallée humide et le ciel de montagne.
La maison ne cherche pas à s’ancrer dans le sol. Elle s’en détache délibérément, portée par des piliers de pierre taillée qui rappellent une architecture rurale ancienne. Entre ces massifs de moellons, l’air circule librement. Le sol humide de la vallée reste visible sous la structure, comme si le bâtiment refusait d’en prendre possession.
Bois et pierre
Le bardage est en bois de résineux récent, encore très clair, presque blanc sous la lumière diffuse. Les lames horizontales couvrent chaque façade avec une régularité rigoureuse, interrompues seulement par de larges baies vitrées à cadre bois. En bas, la pierre est grise, patinée, rugueuse. Ce dialogue vertical entre deux matières et deux temporalités constitue l’essentiel du projet.
Poser le bois sur la pierre, c’est inscrire le présent dans une mémoire plus longue.
Rapport au paysage
La vallée s’ouvre à droite : rizières en eau, bosquets denses, collines boisées sous un ciel couvert. La maison s’oriente vers cet horizon sans s’y dissoudre. Ses volumes restent nets, orthogonaux, discrets. L’espace sous le plancher suspendu devient une transition — ni dedans ni dehors — entre la terre gorgée d’eau et la vie à l’étage.