La tour fragmentée
Une tour urbaine dont les segments miroirs et les terrasses végétales s'opposent et se répondent, étage après étage.
La tour ne monte pas — elle se segmente. Chaque tranche de façade est décalée par rapport à la précédente, créant une succession de porte-à-faux qui brisent la verticalité attendue d’un bâtiment de cette hauteur. Le métal sombre, traité en miroir, absorbe le ciel et renvoie la ville : la tour se dérobe, refuse l’affirmation franche, préférant le reflet à la présence.
Végétal contre métal
Entre chaque segment, une terrasse. Plantée dense, débordante, presque sauvage dans sa générosité. La matière vivante s’interpose entre les plaques réfléchissantes avec une insistance qui n’est pas décorative — elle est structurelle dans l’intention. Le contraste est direct : chaleur organique du feuillage contre froideur métallique de l’enveloppe.
L’architecture verticale cherche ici à retrouver l’horizontalité du sol, niveau après niveau.
Présence dans la ville
Vue depuis la rue, la tour dialogue avec le tissu résidentiel qui l’entoure sans s’y fondre. Elle ne domine pas par la masse, mais par la singularité de sa géométrie brisée. La grue encore visible au sommet rappelle qu’un tel objet n’est jamais tout à fait terminé — il se construit encore dans l’œil de celui qui le regarde.