Maison dans les vignes
Un volume horizontal de béton et de pierre sèche s'étend entre les rangées de vignes, sans jamais s'imposer au paysage agricole qui l'entoure.
Le bâtiment ne cherche pas à dominer. Posé à même le sol cultivé, il s’allonge entre les rangs de vignes avec la discrétion d’un mur agricole ancien. Les volumes se succèdent en gradins légers, leurs toits plats affleurant la végétation comme des plateaux de taille.
Pierre et béton
Deux matières dialoguent ici sans chercher à se réconcilier. La pierre sèche appareillée — dense, irrégulière, couleur de terre — occupe les surfaces murales. Le béton, lui, prend en charge les dalles horizontales, les porte-à-faux, les encadrements : il structure, il retient. L’alternance entre ces deux registres crée un rythme sobre, presque tectonique.
Ouvertures comme incisions
Les fenêtres sont étroites et verticales, taillées dans la masse sans soulignement. Elles laissent entrer la lumière avec parcimonie, filtrant le dehors plutôt que l’offrir. L’image extérieure n’en révèle presque rien — on devine seulement que l’intérieur doit être sombre, frais, protégé.
Construire dans un vignoble, c’est accepter d’être moins haut que les arbres.
Le bâtiment appartient à la même logique que les terrasses et les murets qui organisent ce paysage depuis des siècles. Il ne cite pas le vernaculaire — il en partage la retenue.