Tour suspendue sur la ville
Une structure brutaliste s'élève entre deux piliers de béton brut, portant ses niveaux habitables au-dessus du tissu urbain comme un fragment d'infrastructure domestiquée.
Deux piliers de béton bouchardé s’élèvent depuis le hors-champ, portant les niveaux comme un pont tendu au-dessus de la ville. La structure ne cherche pas à s’intégrer : elle affirme sa masse, son poids, la logique implacable de sa construction. Le béton garde les traces de son coffrage, chaque pore visible, chaque marque d’outil assumée.
Stratification des matières
Les niveaux se lisent comme une séquence de registres distincts. En bas, des balcons filants aux garde-corps fins ménagent un rapport direct avec l’air et le panorama. Au centre, un bardage métallique à lames striées verticales introduit une texture industrielle, presque acoustique par sa répétition. Au sommet, un bandeau vitré continu et une pergola en béton légère referment l’ensemble avec une précision presque classique.
Construire en hauteur, c’est accepter que la ville devienne le sol.
Suspension et panorama
Depuis ces niveaux portés, la ville s’étale jusqu’à l’horizon — dense, horizontale, indifférente. La structure ne domine pas : elle observe. Le ciel couvert efface les contrastes et ramène tout à une même valeur grise, dans laquelle le béton et le métal se fondent presque naturellement.