Résidence de haute altitude entre pierre et bois gris
Deux matières anciennes — la pierre sèche et le bois vieilli — composent un ensemble qui semble avoir toujours appartenu à ce paysage alpin.
Le projet se présente comme un ensemble de deux volumes distincts, articulés sans axialité forcée. La pierre sèche grise constitue le soubassement massif de chaque corps de bâtiment ; au-dessus, le bardage bois vieilli reprend une tonalité proche, légèrement plus chaude. Entre les deux registres, les menuiseries noires marquent une démarcation nette, presque graphique.
L’altitude comme contrainte formelle
Ici, le paysage n’est pas un décor — il est une condition. Les volumes sont compacts, les toitures à faible pente retiennent la neige, les cheminées en acier noir percent les toits avec économie. Tout indique une architecture qui a négocié avec le froid, le vent, l’isolement. Le gravier nu et l’herbe sèche au premier plan prolongent cette austérité sans l’atténuer.
Matières séculaires
Construire en altitude, c’est accepter que le temps travaille plus vite que l’architecte.
La pierre utilisée semble locale, taillée en assises horizontales régulières qui évoquent la géologie du sous-sol. Le bois, grisé par les intempéries, a abandonné toute couleur pour rejoindre la palette minérale environnante. L’ensemble dégage une présence ancienne, comme si ces volumes avaient précédé leur propre construction.