Trame de béton et cèdre
Une ossature de béton brut organise trois strates de verre et de bois dans la lumière froide de l'automne.
La structure s’affiche sans détour : une trame de poteaux et de dalles en béton brut, régulière, presque têtue dans sa franchise. Elle ne dissimule rien de sa logique constructive. Chaque niveau est lisible depuis l’extérieur — non par vanité de composition, mais parce que la clarté structurelle est ici le projet lui-même.
Trois registres, une seule grammaire
Le rez-de-chaussée s’efface derrière de larges baies coulissantes, laissant le béton porter tout le poids visuel. Le niveau intermédiaire introduit le cèdre — des lames horizontales aux reflets dorés qui réchauffent la façade sans rompre sa rigueur. Le niveau supérieur se dématérialise entièrement dans le verre : une bande transparente qui renvoie le ciel et les cimes des arbres contre le cadre minéral.
Matière et saison
La lumière de l’automne accentue le contraste entre la peau froide du béton et le grain vivant du bois. Le petit garde-corps en métal noir, fin et discret, marque la jonction entre les deux matières sans chercher à l’effacer. Alentour, les arbres dépouillés et les collines estompées achèvent de situer la maison dans une atmosphère plutôt qu’un décor.
Ce n’est pas l’ornement qui crée l’intimité, c’est la mesure.