L'immeuble aux éventails
Une façade crème aux courbes réglées, où l'ornement retrouve sa raison d'être sans jamais céder à l'excès.
La façade se présente comme une partition. Trois niveaux, une symétrie rigoureuse, deux corps cylindriques encadrant un axe central marqué par un ornement en éventail rayonnant. L’ensemble est traité dans un enduit d’un seul ton, crème légèrement sablé, qui absorbe la lumière du matin sans l’écraser. Les menuiseries noires des fenêtres arquées découpent le plan avec une précision graphique, accusant chaque ouverture comme un élément de composition plutôt qu’une simple nécessité fonctionnelle.
La géométrie comme grammaire
Les volumes arrondis ne sont pas une concession au pittoresque. Ils distribuent la lumière sur la surface courbe, créant un modelé subtil qui évolue au fil de la journée. Les balcons en demi-lune prolongent ce principe : leur garde-corps forgé noir répète le motif de l’arc, du sol jusqu’au couronnement.
L’ornement ici ne décore pas : il structure.
Sol et seuil
L’escalier de pierre et le parvis pavé établissent une distance mesurée avec la rue. Les haies taillées ras forment une base végétale dense, basse, qui ancre le bâtiment sans le dissimuler. L’entrée en arc, surmontée de son éventail sculpté, concentre toute la charge symbolique du projet en un seul point précis.