L'immeuble aux courbes blanches
Un immeuble moderniste à la façade d'enduit blanc sculpte la rue par ses bow-windows arrondis et ses balcons en suspension.
La façade ne présente aucun angle saillant. Tout ici est soumis à la courbe : les bow-windows débordent du nu du mur en volumes cylindriques, les balcons filent en arc, le rez-de-chaussée vitré prolonge l’élan vers le sol. L’enduit blanc unifie l’ensemble dans une blancheur mate, presque nacrée sous la lumière du jour, qui efface les joints et rend la masse monolithique.
La géométrie comme programme
Le rapport entre la paroi pleine et le verre est rigoureusement calculé. Les menuiseries en métal noir découpent la transparence avec précision, offrant aux étages supérieurs des vues latérales que seule la forme cylindrique rend possibles. La rationalité de la structure se lit de l’extérieur sans effort, sans ornement superflu.
Continuité urbaine
Inscrit dans un tissu haussmannien de teinte voisine, le bâtiment ne cherche pas le contraste brutal. Il tient sa place par le volume et la cohérence de son langage — répété à l’identique sur les immeubles adjacents, comme si le quartier entier avait été pensé d’un même geste. La modernité s’y exprime non par rupture, mais par discipline.