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N°186

Immeuble à ornements

Une façade urbaine en pierre calcaire réactive le vocabulaire ornemental de l'entre-deux-guerres avec une précision presque lapidaire.

Immeuble urbain de quatre niveaux en pierre calcaire claire et pierre de taille grise, orné de frises et médaillons Art déco, menuiseries sombres, arbres alignés en pied de façade.

La façade s’impose sans chercher à séduire. Quatre niveaux de pierre calcaire claire — creusée, scandée, rythmée — composent une élévation dont la rigueur n’exclut pas l’ornement. Les frises courent en bandeau sous la corniche, les médaillons losangés ponctuent les travées intermédiaires : chaque motif occupe une place assignée, comme dans un catalogue de taille de pierre.

L’ornement comme structure

La pierre n’est pas ici un habillage. Elle porte, elle découpe, elle module la lumière rasante du matin sur ses reliefs. Les assises alternées — calcaire poli en couronnement, appareil rustiqué au centre, panneaux lisses en soubassement — instaurent une hiérarchie verticale lisible depuis la rue. L’ensemble dialogue avec le tissu urbain sans s’y dissoudre.

Rez-de-chaussée et seuil

Le niveau inférieur s’ouvre par de larges baies sombres, presque opaques, qui ancrent l’immeuble au sol. Les arbres alignés en trottoir créent un filtre végétal discret entre la circulation et l’entrée, ménageant une transition que l’architecture seule n’aurait pas suffi à produire.

L’ornement n’est pas un surplus. C’est la mémoire du mur.

Publié le 3 octobre 2026