Maison du promontoire
Béton brut et pierre appareillée s'associent sur un éperon rocheux face à l'Atlantique, dialoguant avec la végétation sauvage et le ciel changeant.
Le projet tient sur un éperon rocheux à la limite exacte de la terre et de l’eau. Deux volumes distincts négocient la pente : un corps bas en béton brut côté mer, ses grandes baies glissantes orientées vers l’horizon ; un second volume en pierre sèche appareillée côté colline, plus fermé, avec ses montants bois qui rappellent la chaleur du sol. Entre eux, une terrasse en béton fait liaison — plateau suspendu au-dessus de la végétation rase.
Matériaux du bord
Le béton choisi est pâle, presque sableux. Sa teinte n’est pas sans rapport avec les rochers affleurant autour de la maison : un accord discret, presque géologique. La pierre du second volume, plus rugueuse, plus ancienne dans son traitement, ancre la construction dans une tradition locale de l’abri et de la durée.
Ciel et exposition
Le ciel dramatique, couvert, pèse sur le projet et révèle son caractère. La maison ne cherche pas le soleil — elle fait face aux éléments. Les grandes surfaces vitrées captent une lumière diffuse, froide, qui convient à ce paysage de dune, de roche et d’embruns.
Construire au bord, c’est accepter que le paysage soit toujours plus fort.