Maison aux agaves
Une résidence de plain-pied dont la structure sombre dialogue avec la végétation xérophyte, posant le bâti comme un élément supplémentaire du paysage aride.
La maison s’étend à l’horizontale, ses toits plats suspendus au-dessus du paysage comme des plateaux flottants. La charpente d’acier sombre absorbe la lumière diffuse du ciel couvert sans s’effacer : elle trace des lignes franches contre le feuillage des arbres qui ferment l’arrière-plan. Entre les deux ailes, un volume en bois clair s’élève seul, légèrement patiné, marquant le centre sans imposer de symétrie.
Le sol comme prolongement
Le jardin n’est pas aménagé — il est sélectionné. Agaves aux feuilles en lames, cactus barrel groupés en constellations, saguaros isolés : chaque plante est à la fois organisme et sculpture. Le gravier blanc pâle unifie le sol et renvoie une lumière douce sous les débords de toiture. Des dalles de schiste brut posées à plat dessinent un cheminement sans bordure, sans ornement.
Transparence maîtrisée
Les grandes baies vitrées ne cherchent pas à disparaître. Leurs cadres noirs fins affirment la trame structurelle et reflètent le paysage autant qu’ils le laissent passer. À l’intérieur, on devine du mobilier sombre, une table, des fauteuils — l’espace habité reste en retrait, protégé par la profondeur des terrasses dallées qui font tampon entre le dehors sauvage et le dedans calme.