La cour d'eau silencieuse
Un espace clos où le béton, le ciel et l'eau forment une seule matière réfléchissante.
Le projet s’organise autour d’un vide central. Entre quatre murs de béton apparent, un bassin peu profond occupe presque toute la surface de la cour. L’eau affleure le sol, transparente, révélant les galets posés au fond. Des dalles de pierre émergent en ligne pour traverser l’espace à pied sec — un chemin lent, presque rituel.
Béton et reflet
Les murs porteurs s’ouvrent par des cadrages larges et réguliers, laissant entrer la végétation environnante comme une tapisserie verte. Le béton brut, gris clair, absorbe la lumière diffuse du ciel sans jamais l’éclater. Sa texture planaire s’oppose à la surface mouvante de l’eau, qui restitue en miroir les volumes, les colonnes, les nuages.
Tenir le ciel à portée du sol, c’est déjà changer l’échelle du monde.
Présence du jardin
Par les ouvertures, les haies taillées dessinent un second horizon, dense et sombre. La nature ne déborde pas — elle est cadrée, maîtrisée, intégrée comme un matériau à part entière. L’ensemble compose un espace de contemplation où le mouvement se suspend, où le regard s’attarde sur chaque reflet, chaque joint de coffrage, chaque dalle posée dans l’eau.