Maison boisée sous ciel couvert
Un volume de bois patiné se fond dans la végétation automnale comme s'il avait toujours appartenu au jardin.
Le bois domine. Chaque lame verticale du bardage a pris la même teinte que l’écorce des arbres environnants — un gris-brun profond que la pluie a uniformisé avec le temps. La maison ne cherche pas à se distinguer du jardin ; elle s’y dissout lentement, par patine interposée.
Géométrie sobre
Le volume est net : deux niveaux, des angles droits, aucune saillie inutile. À l’étage, des fenêtres rectangulaires cadrent des fragments de ciel. Au rez-de-chaussée, de larges baies vitrées à montants noirs ouvrent l’intérieur sur la végétation sans hiérarchie — on voit autant qu’on est vu.
Le jardin comme matière
La végétation n’est pas domestiquée. Les herbes hautes, les graminées, les arbustes en désordre apparent constituent un filtre vivant entre la rue et la maison. Des dalles de pierre tracent un chemin discret à travers cette masse verte.
Le jardin n’est pas une décoration — c’est la première pièce de la maison.
L’atmosphère est celle d’un jour d’octobre : lumière plate, couleurs sourdes, silence. La maison s’y inscrit avec une précision tranquille.