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N°019

Édifice en suspension

Un volume de verre et de béton s'élève sur piliers, offrant sa masse au ciel sans jamais toucher le sol.

Façade d'un bâtiment institutionnel à ossature béton, avec piliers cylindriques au rez-de-chaussée, volume en porte-à-faux et façades-rideaux vitrées à cadres métalliques fins sur les niveaux supérieurs.

Le bâtiment s’affranchit du sol dès le premier niveau. Des piliers cylindriques en béton brut portent l’ensemble de la masse construite, libérant le rez-de-chaussée à l’air libre — un passage couvert, ni dedans ni dehors, qui redéfinit le seuil.

Béton et verre : un dialogue de matières

Au-dessus, les façades-rideaux s’enchaînent sur toute la hauteur. Le verre bleuté capte le ciel et le restitue en miroir imparfait : les nuages se dissolvent dans les reflets, la limite entre structure et atmosphère devient incertaine. La sous-face du porte-à-faux, coffrée en caissons réguliers, tranche avec la transparence des niveaux vitrés — le béton s’y révèle presque sculptural.

La précision du détail technique

Les cadres métalliques fins découpent les façades en une trame rigoureuse. Rien n’est ornemental : chaque profilé assume une fonction portante ou d’étanchéité. Cette honnêteté constructive donne à l’édifice son caractère — non pas froid, mais précis.

La beauté d’un bâtiment tient parfois à ce qu’il ne cache pas.

Publié le 19 avril 2026