Deux volumes dans le jardin
Une résidence en deux corps distincts, réunis par un paysage qui dicte ses propres règles.
Le projet ne cherche pas l’unité formelle. Il la refuse. Deux volumes autonomes se font face à travers un espace planté, et c’est cet entre-deux — herbes hautes, graminées oscillantes, arbustes denses — qui devient le véritable lieu de la maison.
Matières en dialogue
Le premier corps s’appuie sur la pierre calcaire à son socle, puis monte vers l’enduit clair et une terrasse vitrée suspendue. Le second répond en bardage bois brun-gris, plus dense, plus ancré dans l’ombre. Les deux registres matériaux ne se imitent pas : ils coexistent, chacun avec sa propre logique de texture et de masse.
Le paysage n’est pas un fond. Il est la charnière.
Le jardin comme programme
La végétation n’a pas été disposée pour décorer une façade. Elle a été pensée pour occuper l’espace interstitiel, pour ralentir le regard et rompre toute lecture frontale. La pelouse au premier plan, rase et précise, contraste avec la densité sauvage des massifs : une grammaire de niveaux qui brouille volontairement la hiérarchie entre dedans et dehors.