Façade en grille, orange sur béton
Une trame de béton brut découpée en alvéoles profondes, colorée d'un orange sans compromis au cœur du tissu urbain.
La façade s’impose sans détour : une grille en béton brut, trois travées, trois niveaux, neuf alvéoles. Chaque caisson creuse la paroi en profondeur et révèle un orange dense, presque minéral dans sa constance. La couleur n’est pas un ornement — elle est structure. Elle signale la profondeur, découpe l’ombre, transforme chaque fenêtre en tableau encadré par la matière.
La trame comme langage
Le module se répète sans variation. Cette discipline n’engendre pas la monotonie mais une présence rythmique, proche du mur d’une bibliothèque ou d’une façade d’imprimerie ancienne. Le béton reste nu, gris, griffé par le temps. L’orange, lui, tient. L’écart entre les deux matières — l’une qui vieillit, l’autre qui résiste — constitue toute la tension du projet.
Le seuil végétal
À droite, un volume bas prolonge l’édifice vers la rue. Sa forme est arrondie, son orange identique, mais la toiture s’est laissé coloniser par une végétation grimpante. Ce débordement du vivant sur le minéral n’est pas accidentel : il adoucit la transition entre le bâtiment et les arbres alentour, rappelant que l’architecture urbaine n’existe jamais seule.