Aller au contenu
101HOME
N°033

Maison aux oliviers centenaires

Deux volumes blancs posés sur un soubassement de pierre sèche, entre oliviers anciens et ciel changeant.

Façade symétrique d'une maison à deux volumes cubiques en enduit blanc, reliés par une fente centrale. Soubassement en pierre sèche, escalier béton, trois oliviers tordus au premier plan, bassin rectangulaire affleurant le sol.

La maison se présente comme deux masses parallèles, strictes, presque muettes. Entre elles, une fente verticale laisse monter la végétation jusqu’en toiture — une respiration calculée, non un ornement. L’enduit blanc pâle absorbe la lumière diffuse du ciel couvert sans jamais l’aveugler.

Socle et mémoire du lieu

Le soubassement en pierre sèche n’est pas un détail : c’est la condition du projet. Ces pierres assemblées à sec parlent d’un territoire, d’une pratique ancienne du bâti. La maison ne pose pas sur le sol, elle en émerge, portée par un appareil que des générations ont su lire avant elle.

La modernité du volume blanc n’a de sens qu’appuyée sur la rudesse du soubassement.

Échelle et présence végétale

Les trois oliviers centenaires ne sont pas mis en scène : ils préexistaient. Leur torsion lente, leurs troncs creusés par le temps établissent une mesure que l’architecture respecte. Au sol, le bassin rectangulaire prolonge la géométrie de la maison vers le paysage sec — une ligne d’eau calme, presque invisible, qui met fin au territoire construit.

Publié le 3 mai 2026