Maison aux oliviers centenaires
Deux volumes blancs posés sur un soubassement de pierre sèche, entre oliviers anciens et ciel changeant.
La maison se présente comme deux masses parallèles, strictes, presque muettes. Entre elles, une fente verticale laisse monter la végétation jusqu’en toiture — une respiration calculée, non un ornement. L’enduit blanc pâle absorbe la lumière diffuse du ciel couvert sans jamais l’aveugler.
Socle et mémoire du lieu
Le soubassement en pierre sèche n’est pas un détail : c’est la condition du projet. Ces pierres assemblées à sec parlent d’un territoire, d’une pratique ancienne du bâti. La maison ne pose pas sur le sol, elle en émerge, portée par un appareil que des générations ont su lire avant elle.
La modernité du volume blanc n’a de sens qu’appuyée sur la rudesse du soubassement.
Échelle et présence végétale
Les trois oliviers centenaires ne sont pas mis en scène : ils préexistaient. Leur torsion lente, leurs troncs creusés par le temps établissent une mesure que l’architecture respecte. Au sol, le bassin rectangulaire prolonge la géométrie de la maison vers le paysage sec — une ligne d’eau calme, presque invisible, qui met fin au territoire construit.