Immeuble de béton aux volumes décalés
Une masse de béton brut sculpte l'espace urbain par l'empilement de volumes en porte-à-faux aux arêtes taillées.
La façade s’impose sans détour : cinq niveaux de béton coulé dont la texture strié rappelle le bois du coffrage, une peau grise et dense qui absorbe la lumière du jour. Les volumes se décalent à chaque étage, avançant ou reculant selon une logique presque géologique — strates accumulées plutôt que plans empilés.
Sculpture en porte-à-faux
Chaque niveau déborde légèrement du précédent, créant des sous-faces d’ombre permanente. Les angles ne sont ni droits ni courbes : ils sont taillés en biseau, comme si la masse avait été abrasée. Ce geste donne à l’édifice une présence physique inhabituelle dans le tissu urbain environnant, qu’il domine sans écraser.
La brutalité du béton n’est pas une violence — c’est une honnêteté.
Rapport à la rue
Au rez-de-chaussée, le bâtiment s’ouvre : un escalier extérieur à volée droite conduit à l’entrée principale, flanquée de surfaces vitrées à hauteur commerciale. La transition entre le piéton et la masse construite est directe, sans atrium ni sas de représentation. Le béton descend jusqu’au sol et n’en demande pas la permission.