Résidence en terrasses de béton
Un empilement de volumes bruts où l'escalier devient le véritable espace de vie.
Le béton ici n’est pas une contrainte : c’est le sujet. La masse se divise en strates horizontales, chaque niveau légèrement décalé par rapport au suivant, créant une élévation qui rappelle la coupe d’une falaise sédimentaire. L’escalier central, large et monumental, n’est pas une circulation d’appoint — il structure l’ensemble, impose un rythme, invite à s’arrêter.
La matière comme programme
Les surfaces restent brutes, presque sèches au soleil. Aucun enduit, aucune couche décorative ne vient atténuer la présence du matériau. Les porte-à-faux affirment la technicité du projet : le béton se tend, s’avance dans le vide, sans trembler. Les deux globes lumineux, discrets et symétriques, signalent une entrée sans l’annoncer.
L’humain comme mesure
Un homme est assis sur les marches, un livre ouvert. Il ne semble pas attendre. Il lit. Cette présence révèle l’échelle du bâtiment et, surtout, son caractère habitable malgré la rigueur formelle.
L’architecture brutaliste n’est pas froide — elle est honnête.