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N°047

Résidence en terrasses de béton

Un empilement de volumes bruts où l'escalier devient le véritable espace de vie.

Façade d'un bâtiment brutaliste en béton clair, composée de volumes géométriques superposés et décalés, avec un large escalier central, des balcons en porte-à-faux, des globes lumineux sphériques et un homme assis lisant sur les marches.

Le béton ici n’est pas une contrainte : c’est le sujet. La masse se divise en strates horizontales, chaque niveau légèrement décalé par rapport au suivant, créant une élévation qui rappelle la coupe d’une falaise sédimentaire. L’escalier central, large et monumental, n’est pas une circulation d’appoint — il structure l’ensemble, impose un rythme, invite à s’arrêter.

La matière comme programme

Les surfaces restent brutes, presque sèches au soleil. Aucun enduit, aucune couche décorative ne vient atténuer la présence du matériau. Les porte-à-faux affirment la technicité du projet : le béton se tend, s’avance dans le vide, sans trembler. Les deux globes lumineux, discrets et symétriques, signalent une entrée sans l’annoncer.

L’humain comme mesure

Un homme est assis sur les marches, un livre ouvert. Il ne semble pas attendre. Il lit. Cette présence révèle l’échelle du bâtiment et, surtout, son caractère habitable malgré la rigueur formelle.

L’architecture brutaliste n’est pas froide — elle est honnête.

Publié le 17 mai 2026