La Maison Trouée
Une résidence dont la structure blanche se creuse et se courbe comme un os vivant, dialogue entre plein et vide sous un ciel en tension.
La masse est blanche, continue, sans joint apparent. Elle ne pose pas — elle se tient, portée par des appuis courbes qui semblent naître du sol avec l’inertie d’un organisme plutôt que la logique d’un programme. L’enveloppe extérieure n’est ni mur ni façade : c’est une peau trouée, modelée de l’intérieur par la pression des espaces qu’elle contient.
Plein et vide
Les ouvertures ne sont pas des fenêtres au sens ordinaire du terme. Elles sont des lacunes dans la matière, des évidements aux contours continus qui dissolvent la limite entre structure porteuse et clôture. À travers ces alvéoles, les intérieurs apparaissent : bois chaud, lumière ambrée, rideaux en suspension. La chaleur dedans contre le froid dehors.
La forme n’imite pas la nature — elle en emprunte la logique de croissance.
Lumière de fin de journée
Photographiée sous un ciel bas et dramatique, la résidence concentre la lumière artificielle dans ses anfractuosités. L’enveloppe blanche capte les derniers reflets du ciel sans les absorber. L’objet reste entier, lisible, autonome — indifférent au paysage qui l’entoure, mais précisément calibré pour s’y tenir.