La maison aux orbites
Un volume de béton brut aux courbes lentes, où l'ouverture devient sculpture.
Le bâtiment ne cherche pas à se fondre. Il s’impose avec une tranquillité désarmante : un bloc de béton apparent aux coins adoucis, dont la masse compacte est traversée par deux grandes découpes elliptiques. Ces ouvertures ne sont pas des fenêtres — elles sont des événements. Creusées à même l’épaisseur du mur, elles révèlent une profondeur inattendue, comme si la façade était un relief plutôt qu’un plan.
Béton et bois
Le dialogue entre les matières est précis. Le béton, gris clair, marque le textures des coffrages, garde la mémoire du chantier. Les encadrements bois — cuivré, chaud — viennent adoucir la dureté minérale sans jamais la contredire. En soubassement, un bardage de planches sombres ancre l’édifice au sol, lui donnant un socle terreux, presque rural.
Vide comme matière
Les courbes des découpes s’enroulent l’une autour de l’autre dans un mouvement lent, presque orbital. À l’intérieur, les voilages blancs filtrent une lumière diffuse. Un arbre nu, planté à l’avant, dialogue avec la géométrie de la façade sans l’animer : il accentue, au contraire, le calme absolu de l’ensemble.
L’ouverture la plus maîtrisée est celle qui laisse le mur exister.