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N°164

Façade recomposée en pierre blonde

Un immeuble haussmannien restitué dans sa masse calcaire, où des garde-corps contemporains à lames métalliques introduisent discrètement le présent.

Façade en pierre de taille calcaire d'un immeuble urbain sur plusieurs niveaux, dotée de balcons à garde-corps métalliques à lames verticales rythmées, encadrée par des immeubles anciens aux ornements sculptés, sous une lumière rasante.

La pierre domine. Chaque assise de calcaire taillé rappelle la logique constructive des grands immeubles urbains du XIXe siècle — joints réguliers, texture granuleuse, teinte blonde qui vire au gris dans les retraits d’ombre. La façade ne cherche pas à se démarquer de ses voisines immédiates. Elle s’inscrit dans la continuité du front bâti avec une précision presque effacée.

Le détail comme écart

Ce sont les garde-corps qui signalent l’intervention contemporaine. Leurs lames verticales en métal, légèrement inclinées et serrées à intervalles réguliers, dessinent un rythme nouveau sur chaque niveau de balcon. Ni fonte ornée, ni acier brut industriel : une géométrie sobre qui dialogue avec les fenêtres à petits carreaux sans les contredire. La végétation — quelques touffes vertes en bacs — adoucit l’ensemble sans le romantiser.

Lumière et grain

La lumière rasante révèle le relief de la pierre, ses irrégularités de surface, la profondeur des joints. Elle fait exister la matière plutôt qu’elle ne l’embellit.

Intervenir sur le tissu existant, c’est accepter d’être lu en second.

L’immeuble tient sa place dans la rue. C’est suffisant.

Publié le 11 septembre 2026