Maison au jardin intérieur
Le béton et le végétal s'organisent ici en un dialogue patient, où chaque dalle horizontale semble retenir le paysage autant qu'elle l'accueille.
La maison ne cherche pas à dominer son terrain. Elle s’étale plutôt, horizontalement, en couches successives de béton brut dont la texture conserve la mémoire du coffrage. Les toits-dalles débordent légèrement, projetant une ombre franche sur les façades vitrées. Entre les volumes, le jardin s’infiltre : un arbre isolé, des haies basses au dessin précis, des graminées qui frémissent au bord du bassin.
Le béton comme sol prolongé
Le bassin rectangulaire au premier plan n’est pas un ornement. Il est la continuation du sol construit — même grain, même couleur grise que les dalles de la terrasse. L’eau immobile reflète la végétation et efface la frontière entre ce qui est planté et ce qui est coulé. Les cadres métalliques sombres des baies vitrées soulignent cette géométrie sans l’alourdir.
Intérieur visible, extérieur absorbé
À travers les vitrages, une chaleur ambrée filtre depuis les pièces de vie — un contrepoint à la rigueur minérale de l’enveloppe. Le jardin n’est pas devant la maison : il est dedans. Les volumes s’organisent autour de lui, le capturent, en font la matière principale du projet.
La discipline de la forme n’exclut pas la douceur du vivant.