Ensemble en bois et béton
Un programme collectif où le bardage bois tempère la rigueur du béton, composant une façade urbaine à la fois sobre et habitée.
Les bâtiments ne cherchent pas l’unité formelle. Ils la négocient. Chaque corps de bâtiment assume sa propre hauteur, son propre profil — l’un montre une toiture à deux pans couverte d’ardoise, l’autre s’élève en tour compacte — mais la continuité du bardage bois relie l’ensemble sans l’uniformiser. Le bois, posé verticalement, vieillit avec le temps. Il absorbe la lumière rasante du matin et se réchauffe à mesure que la journée avance.
Béton et bois : deux matières, un dialogue
Le béton assure le soubassement. Il ancre, stabilise, protège le rez-de-chaussée des contraintes urbaines. Le bois prend le relais en hauteur. Cette logique constructive n’est pas dissimulée — elle est exposée, assumée, lisible depuis la rue. Les balcons filants en verre introduisent une transparence mesurée, sans jamais rompre la cohérence de l’ensemble.
L’espace entre les bâtiments
Ce qui retient l’attention, c’est l’entre-deux. L’espace partagé n’est ni parking ni simple passage. Des arbres tiges, quelques bacs de plantation, le sol en béton traité : autant de décisions qui donnent à cet interstice une dignité propre.
L’habitat collectif réussit lorsque l’espace commun cesse d’être résiduel.