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N°184

La façade alvéolaire

Un immeuble urbain dont la structure en travertin sculpte l'ombre autant qu'elle contient l'espace.

Façade urbaine en travertin clair composée de grandes alvéoles structurelles en saillie, avec balcons filants à garde-corps fins, quelques plantes en terrasse et rez-de-chaussée ouvert sur pilotis.

La façade se lit comme une grille profonde. Les alvéoles — caissons ouverts sur la rue — organisent chaque niveau selon un même principe : la structure est ornement, l’ornement est structure. Le travertin, couleur de calcaire pâle, absorbe la lumière diffuse du ciel urbain sans jamais l’éclater. Les veines verticales de la pierre suivent la hauteur des piliers, accentuant l’élan de la façade vers le haut.

L’ombre comme matière

Chaque alvéole génère sa propre ombre portée sur le nu du balcon. À mesure que la journée avance, ces ombres se déplacent, révélant ou effaçant le grain de la pierre. Le bâtiment change d’apparence sans jamais changer de forme.

Construire en pierre dans la ville dense, c’est introduire le temps géologique dans le temps quotidien.

Rez-de-chaussée et continuité

Le soubassement s’ouvre sur pilotis, soustrayant la masse à la rue. De petits arbustes jalonnent le pied de façade, seule concession à une végétation discrète. La rue traverse, le bâtiment reste. La densité du tissu environnant rend la rigueur de cet objet d’autant plus lisible : ni mimésis, ni rupture brutale — une présence calme et résolue.

Publié le 1 octobre 2026