La façade alvéolaire
Un immeuble urbain dont la structure en travertin sculpte l'ombre autant qu'elle contient l'espace.
La façade se lit comme une grille profonde. Les alvéoles — caissons ouverts sur la rue — organisent chaque niveau selon un même principe : la structure est ornement, l’ornement est structure. Le travertin, couleur de calcaire pâle, absorbe la lumière diffuse du ciel urbain sans jamais l’éclater. Les veines verticales de la pierre suivent la hauteur des piliers, accentuant l’élan de la façade vers le haut.
L’ombre comme matière
Chaque alvéole génère sa propre ombre portée sur le nu du balcon. À mesure que la journée avance, ces ombres se déplacent, révélant ou effaçant le grain de la pierre. Le bâtiment change d’apparence sans jamais changer de forme.
Construire en pierre dans la ville dense, c’est introduire le temps géologique dans le temps quotidien.
Rez-de-chaussée et continuité
Le soubassement s’ouvre sur pilotis, soustrayant la masse à la rue. De petits arbustes jalonnent le pied de façade, seule concession à une végétation discrète. La rue traverse, le bâtiment reste. La densité du tissu environnant rend la rigueur de cet objet d’autant plus lisible : ni mimésis, ni rupture brutale — une présence calme et résolue.