Façade à alvéoles
Une grille de quinze ouvertures en arcs arrondis transforme la façade en partition chromatique, entre rigueur structurelle et vie domestique visible.
La façade s’impose comme un seul geste : quinze alvéoles creusées dans le béton blanc, alignées en grille stricte, trois rangées de cinq. La géométrie est implacable, presque sérielle. Pourtant chaque ouverture résiste à l’uniformité — un arc de couleur différente en borde l’intérieur, rouge brûlé, jaune de chrome, bleu nuit, ocre sombre — si bien que la façade fonctionne à la fois comme structure et comme tableau.
La grille et l’écart
Le béton tient le système. Les couleurs le débordent. Ce n’est pas une décoration ajoutée, mais une logique d’individuation : chaque cellule signale une pièce, un usage, un habitant possible. Les rideaux ocre entrouverts et les plantes grimpantes qui débordent des appuis confirment cette lecture — la façade respire, elle est habitée.
La répétition n’est pas la monotonie : elle est la condition du contraste.
Matière et lumière
Le béton brut capte la lumière latérale de manière franche, sans chercher à se lisser. Sous le bâtiment, le rez-de-chaussée vitré en retrait allège la masse, comme si l’édifice flottait légèrement au-dessus du sol végétal. L’ensemble tient entre ordre géométrique et chaleur domestique — une synthèse rare.