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N°205

La Maison de béton fragmenté

Une composition de volumes brisés en béton brut, où la masse construite rivalise avec la densité du vivant.

Façade en béton brut aux volumes fragmentés, plans inclinés et porte-à-faux massifs, entourée de palmiers et d'arbustes tropicaux sous un ciel nuageux.

Le béton s’y déploie non comme une surface, mais comme une matière en mouvement. Les volumes se brisent, pivotent, s’inclinent — chaque plan engendre le suivant dans une logique qui semble à la fois calculée et instinctive. Les porte-à-faux sont démesurés, presque provocateurs, et pourtant la structure tient, suspendue dans une tension visible.

La texture comme présence

Le coffrage laisse ses traces sur chaque face : stries horizontales, variations de teinte entre gris clair et gris anthracite selon l’exposition au soleil. Ce béton-là n’est pas lisse. Il absorbe la lumière, la retient dans ses angles, la libère en bords tranchants. Les vitrages, rares et sombres, s’enfoncent dans la masse comme des failles.

Construire en béton, c’est accepter que le temps travaille à votre place.

Minéral et tropical

Au pied de cette architecture dure, la végétation s’impose avec la même force. Les palmiers ne décorent pas — ils résistent. Entre le minéral et le vivant, aucun compromis n’est cherché : la confrontation est frontale, et c’est précisément ce qui donne à l’ensemble son caractère irréduc­tible.

Publié le 22 octobre 2026