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N°195

La Maison Blanche de la Forêt Froide

Un volume sculpté dans la blancheur de l'hiver, dont les formes organiques dialoguent avec le silence des conifères.

Maison aux volumes blancs arrondis et tubulaires posée dans un paysage enneigé, entourée de sapins et de bouleaux, avec des ouvertures à coins arrondis laissant voir un intérieur éclairé.

Dans la clairière, la maison ne se pose pas — elle surgit. Ses volumes blancs s’enchaînent par accumulation douce : tubes, sphères, courbes continues, sans angle vif, sans rupture de contour. L’ensemble évoque moins une construction qu’une excroissance du sol, comme si la neige elle-même avait pris forme.

La peau comme matière unique

L’enveloppe est monolithique, entièrement revêtue d’un blanc mat qui absorbe la lumière diffuse de l’hiver. Aucune texture n’interrompt la continuité de la surface. Les ouvertures — rares, à coins très arrondis — s’inscrivent dans la masse comme des découpes chirurgicales, révélant par contraste la chaleur intérieure : bois sombre, lumière tamisée, espace contenu.

Le dialogue avec la forêt

Les conifères denses forment un fond sombre qui renforce la présence presque minérale de la maison. Elle ne cherche pas à se fondre dans le paysage, mais à l’articuler : blanc contre noir des troncs, courbe contre verticalité des arbres.

La forme organique n’imite pas la nature — elle en adopte la logique de croissance.

L’intérieur perçu à travers les baies laisse deviner un plan libre, sans cloisons visibles, où la lumière artificielle réchauffe ce que le dehors rend immobile.

Publié le 12 octobre 2026